Régions de Héra

Solorâ ~ La mer de corail


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Terre promise des pirates et des marins en quête de découverte, la mer de corail est un des joyaux de Héra. D’une eau cristalline et turquoise, les flots de la plus grande mer de Cranä regorgent de richesses naturelles. D’une réputation douce et accueillante, les eaux de Solorâ ont toujours été parcourues avec extase. Néanmoins, des secrets en attente de découverte pourraient un jour rendre cette mère aquatique bien moins sympathique.

> Marina : le grand large

Le grand large est la région la plus étendue de Solorâ, comprenant environ 60 % des étendues d’eau. Cet espace est communément celui qui vient en tête aux voyageurs et personnes essayant de dépeindre Héra : une eau cristalline, un calme divin ainsi que de fortes et somptueuses vagues transparentes lors des jours venteux. Chérie par les marins et les pirates, cette étendue est propice à un repos salvateur avant une traversée bien plus mouvementée dans les eaux capricieuses de Merryl. Absolument aucune île ni entrave ne sont répertoriées à ce jour sur la surface du grand large, mais il est de notoriété publique que beaucoup d’endroits proposent des profondeurs amoindries afin de profiter du sable et de l’exploration sous-marine. Bon nombre de batailles navales eurent lieu en haute-mer, et bien que la beauté des eaux laisse songeur, il n’est pas difficile d’imaginer le nombre de bateaux ayant été englouti dans les profondeurs. Un seul danger est présent dans cette partie de la mer : le serpent géant, communément appelé Sarkal. Présent uniquement dans le grand large pour la température fraîche de l’eau, il attaque souvent les navires trop petits.

> Le grand courant d’Avä

Situé à mi-parcours de Solorâ, le célèbre courant marin est un lieu où pullulent une faune et flore incroyable. Particulièrement riche en coraux arborant des couleurs toutes plus chatoyantes les unes que les autres, le courant se veut bien évidemment sublime à l’oeil mais aussi surprenant pour les autres sens. En effet, les eaux se révèlent rapides, entraînantes, et le vent y est puissant. Mais c’est bien dans la faune très variée que le courant révèle son potentiel, avec des poissons de toutes tailles et de toutes couleurs. En mouvement constant, pas un seul poisson ne s’arrête pour être gentiment observé. Le courant est bien souvent réputé pour sa beauté, mais sous-estimer sa dangerosité est également bien souvent une faute grave : gardez le cap et soyez lucides !

> Terremer : les lagons égarés

Terremer est à l’image de son appellation : une étendue d’îles, de lagons et de dunes non-immergées séparées par des eaux limpides. Situé au nord de Solorâ, Terremer promet une exploration fiévreuse des eaux peu profondes. Le territoire est parsemé d’îlots dont on prétend que certains seraient le nid de trésors vertigineux. Bien que tout soit laissé à l’abandon et livré à la nature, certains téméraires ont élu domicile en ces lieux, construisant à des endroits propices des bicoques suffisantes pour survivre. Il fut un temps où Terremer était l’endroit rêvé pour les silmérians en exil et les pirates condamnés à mort et désireux de cesser leurs activités. Avec son panorama de rêve, Terremer fait oublier son côté caché, à savoir ses mirages absolument inexplicables, qui seraient produits par celle qui a donné son nom à la mer : Solorâ. Située dans une des centaines de petites îles selon la légende, la sirène originelle règne sur la mer et cache un secret que peu connaissent : elle est une des deux réincarnations de la déesse Néthys.

> Nestös : la contrée aquatique

Parcourant tout le sud de Solorâ, Nestös est une contrée sous-marine classée comme une des sept merveilles de Cranä. Véritable Eden aquatique, la contrée se veut un miroir de ce que l’on peut trouver sur terre. Il n’est pas rare de croiser d’immenses forêts d’algues et de plantes de couleurs différentes, abritant des espèces uniques, ainsi que des coraux séculaires de la taille de grands manoirs. Beaucoup de rochers pouvant dépasser la surface se trouvent en ces eaux depuis des siècles, solidement ancrés dans le sable. La beauté des lieux est connue pour son eau bleue laissant passer la lumière avec une transparence renversante, rendant la visibilité parfaite même en profondeur. La notoriété de Nestös vient aussi de son peuple aquatique, les « Ataloä » dits les « pêcheurs ». Considérés comme les premiers navigateurs silmérians, ils se perdirent en mer par centaines lors d’une tempête historique il y a de cela plusieurs siècles, et furent sauvés par Solorâ. Très vite habitués à vivre sous l’eau grâce à la bénédiction de la sirène, ils développèrent des capacités aquatiques hors normes et devinrent un peuple de la mer, en fondant une petite cité sous-marine nommée « Atlantä ». Malheureusement, Nestös est depuis plusieurs siècles menacée par une activité excessive de la vie sous-marine. La proximité avec les abysses et le démon de l’eau Teppö en sont la cause. En effet, des dizaines d’espèces géantes dont certaines très prédatrices, créées par démon de l’eau, auraient surgi des profondeurs afin d’envahir les lieux. Nul doute que la survie de Nestös est entre les mains des silmérians.

Löseryn ~ L’île paradisiaque


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Faisant office de frontière avant la mer de Merryl, Löseryn est la plus grande île de Héra. Somptueuse et bienvenue pour les marins restés longtemps en mer, elle demeure encore aujourd’hui inexplorée dans son ensemble, et ce pour une raison obscure. Certaines histoires parleraient d’un démon noir ayant été élu seigneur des lieux par les indigènes locaux.

> Voilemorte : le cimetière de bateaux

L’arrivée par le courant d’Avä à Löseryn n’est pas des plus accueillantes et montre bien le danger que représente l’île malgré son aspect paradisiaque. Située sur toute la côte est, la plage est jonchée d’épaves toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Bien que l’hypothèse de bateaux simplement échoués par une météo chaotique soit la plus logique afin d’expliquer cette horde de bateaux à l’abandon, une autre hypothèse suggère que ces bateaux auraient accosté la plage tranquillement mais ne seraient jamais repartis et auraient ainsi flétri avec le temps. Même si la plupart des frégates s’avèrent impossibles à remettre sur les flots, le cimetière de bateaux et sa plage sont un bon aperçu de ce que l’île peut offrir en matière de découverte.

> Baierocheuse : le bassin lunaire

Accessible par la côte ouest en provenance de Merryl, Baierocheuse est une grande baie creusée dans l’île en forme de demi-lune. Une fois passé le canal escarpé, la baie se montre aux voyageurs. Très pratique pour amarrer les bateaux et s’enfoncer dans l’île rapidement, la baie offre un panorama somptueux et ensoleillé. Entourée de grandes structures rocheuses, elle peut se faire aborder de tous les côtés. L’emplacement est très connu outre-mer pour être similaire à la baie de Sanza wäl, et il fut longtemps question d’une entreprise visant à coloniser l’île afin d’en faire la nouvelle cité marine avec comme base Baierocheuse. Bien moins spacieuses que celles de Voilemorte, les plages du bassin lunaire sont très vite envahies par la jungle locale. L’eau y est pure et cristalline puis se recouvre d’un bleu plus prononcé à mesure que le fond se dévoile. La faune se veut particulièrement intéressante en ces lieux, car inconnue par les spécialistes. Plus chaude, l’eau a accueilli des variétés de plantes et de poissons qui ne se retrouvent pas une fois la baie quittée.

> La jungle intérieure

Bien que Baierocheuse et Voilemorte soient connues, la jungle de Löseryn n’a jamais été explorée officiellement, aucun membre d’équipage n’étant revenu vivant d’une expédition pour rapporter ce qu’il avait vu. Humide et fiévreuse, la jungle regorge d’une faune vivace et d’une flore envahissante. Parsemé de courants d’eau et de petites chutes, il faut bien souvent grimper pour accéder à une partie supplémentaire du territoire. À mesure que l’on s’enfonce dans la jungle, une certaine tension s’installe, amenant les membres d’équipage à développer une crainte nerveuse envers tout et n’importe quoi. La chaleur n’aidant pas, il suffit d’un danger pour que tout vacille, et que chacun se retourne contre l’autre. Certains auraient laissé échappé l’hypothèse qu’un mal indicible serait à l’oeuvre en ces lieux, capable de faire flancher l’esprit des silmérians. Beaucoup de totems inconnus peuvent être retrouvés en s’enfonçant dans la jungle, et la certitude d’une civilisation devient alors une évidence.

> Cröasor : le temple enfoui

Arrivé au centre de l’île se situe l’unique volcan de l’île, timidement en activité. Laissant ses fumées partir au gré du vent de temps à autre, il impressionne non pas par sa lave inexistante, mais par sa hauteur. C’est ici que se trouvent les indigènes de Löseryn, longtemps considérés comme des silmérians n’ayant pas été concernés par l’évolution de Cranä. Arrivés là par hasard en même temps que tous les autres, ils seraient restés et auraient développé leur propre culture et langage. Sauvages et guerriers, c’est dans cette cité de temples qu’ils auraient découvert une divinité gardienne, venue pour les protéger et les guider. Motivés par leur sombre idole, les indigènes semblent immortels et s’avèrent impitoyables. Malgré la beauté architecturale des temples qui auraient impressionné les plus grands amateurs de Terra, Cröasor est un endroit de mort que seuls ses habitants peuvent arpenter avec aisance. Nombre de crânes jonchent le sol et les habitations, ne laissant aucun doute sur la nature d’une de leur coutume. Creusé dans le volcan, le sombre tyran vénéré siège sur son trône et ne sera jamais découvert à moins que de grands guerriers ne le défient.

Erebö ~ Les fleuves éternels


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Grand territoire habité du Sud de Héra, Erebö est la région la plus prospère et au climat le plus savoureux de la contrée. Composée de cascades, de fleuves, de rivières et de ruisseaux aux tailles variables, elle offre un panorama ahurissant et somptueux aux voyageurs. Il est de notoriété publique que les eaux et forêts de la région sont occupées par bon nombre d’esprits et créatures mystiques, bienfaisantes pour la plupart.

> Névia : les étangs ensorcelés

Il fut un temps où Erebö abritait la plus grande population de sorcières sur Cranä. Rassemblées à l’ouest de la région, elles étaient connues pour leurs miracles et choisissaient chacune un étang comme domicile. Considérés comme des canalisateurs de puissance mystique, les étangs arrivaient à faire fluer la magie en leur sein afin de contenir une puissance capable de guérir les maux, ou de détruire. Après de violentes vendettas, les sorcières furent toutes exterminées ou chassées de la région ouest. Aujourd’hui, Névia est une contrée composée de sous-bois apaisants et sauvages, parsemés d’étangs tous uniques et mystiques. Souvent croisées au bord de l’un deux, les naïades se laissent approcher sans gêne. La légende raconte que chaque étang renfermerait le secret et le pouvoir d’une sorcière, matérialisée en naïade afin d’en garder l’accès. Si l’âme du voyageur l’approchant est pure, il peut passer et profiter de la magie de l’esprit féminin. Si l’âme est mauvaise, la naïade tue le passant d’un sort horrible.

> Nädya : les eaux fugaces

Nädya est la région située au centre d’Erebö. Moins boisée que Névia, la région est surtout connue pour ses fleuves, ses rivières et ses ruisseaux, d’un nombre incalculable et en provenance d’Higräl. Avec toute cette eau circulant sur la contrée, le voyageur assiste à une atmosphère unique mêlant fluctuation et mouvement. Les doux bruits des fleuves se dirigeant vers la mer, des rivières traversant les bois, et des ruisseaux perçant la mousse des terres sont un spectacle auditif de chaque instant : intemporel et continuel. Bien que moins souvent cités par les voyageurs, les traversées en bateaux sur Nädya sont un art de vivre. Les habitants de la rivière connaissent tout de cet endroit et ont appris à vivre en harmonie avec la nature environnante, en construisant des barques très fonctionnelles. Nädya est connue également pour sa profusion en matière de poissons d’eau douce, égale à celle des lacs d’Hydräl sur Spira.

> Nösridia : les cascades divines

À l’est d’Erebö se situe la plus importante région, composée de grandes chutes d’eau très connues et appréciées dans le monde entier. L’importance de la région est principalement due au fait de sa proximité avec la ville d’Enyä, accueillant à elle seule 90% de la population d’Erebö. Assez rocheuse, contrairement à ses deux homologues, Nösridia jouit d’un panorama à couper le souffle une fois arrivé en hauteur. Des dizaines de cascades d’eau composent cette étendue boisée et rocailleuse. Certaines d’entre elles, très petites et cachées, seraient pourvues de pouvoirs médicinaux. Même si Enyä contient un très grand nombre de cascades parfaitement intégrées aux structures, la plus grande d’entre elles se situe en milieu sauvage tout au nord. Avec le temps, cette chute d’eau haute de deux ïstes a donné naissance à un bassin long de cinq ïstes s’écoulant dans la contrée à l’aide de sa connexion à d’autres cascades plus en aval. Chaque année, une épreuve est organisée afin de célébrer le Printemps. Elle consiste à escalader depuis Enyä la région, et d’arriver en Amont pour dévaler en bateau 60 ïstes plus bas jusqu’aux fleuves de Nädya. Dangereuse, l’épreuve s’est modernisée avec le temps et a accepté d’inclure l’utilisation des éléments. On a appelé cette fête « La grande descente ».

Higräl ~ Le toit du monde


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Surnommé à juste titre comme le « toit du monde », la montagne d’Higräl porte bien son nom. Faisant deux fois la hauteur des Haradrïm, cette reine des neiges de dix ïstes n’est vaincue par aucune montagne, pas même celle de Durzag. D’une beauté intemporelle, rares ont été les personnes capables d’atteindre le sommet de la montagne et de résister aux températures glaciales qu’elle déchaîne.

> La ceinture enneigée

La ceinture de neige est le prélude au sommet de la montagne. Facilement abordable, elle offre un paysage épuré et une température supportable. La neige est si pure que l’on pourrait la comparer à un océan immaculé. Bien que la progression se fasse sans encombres la plupart du temps, Higräl est connue pour son taux élevé d’avalanches particulièrement destructrices. Des grottes sont parsemées le long de la ceinture enneigée, où peuvent être croisés des trolls antiques, la plupart du temps hostiles si on les importune.

> Le pic de Cïrith-Adras

Situé dans les hauteurs de la montagne glaciale, le pic gelé est une vaste région neigeuse où serait endormi le titan de glace connu sous le nom de Cïrith-Adras. Le sommet étant bien plus en proie aux températures glaciales, de grandes couches de givre tapissent les parois des grottes et des couches rocheuses. Progresser dans cette région relève de l’exploit tant tout y est hostile ; que ce soit le vent, l’instabilité des sols ou la faune locale, certes rare mais particulièrement opportune au vu du manque de nourriture dans les parages. Le panorama en ces lieux est sans aucun doute le plus ahurissant avec celui de Durzag. En effet, il est possible d’apercevoir par temps clair toute la contrée aquatique. Bien que le vent se fasse très véhément dans les sommets, la progression est rendue possible par des structures gelées et rocailleuses qui serpentent entre les montagnes. Tapi quelque part, le titan ne peut être trouvé tant qu’il ne se met pas en mouvement. Il se pourrait bien que vous marchiez sur une robuste couche gelée sans même savoir que vous avez foulé le visage du colosse.

Daëdal ~ Le canyon mortel


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Lieu étrange et oublié, Daëdal fascine et repousse. Constitué de forêts brumeuses, fraîches et humides, l’endroit semble habité par des forces mystiques insoupçonnables. Faisant la jonction entre Higräl et le royaume de Krÿst, le canyon offre une température plus appréciable et un panorama sympathique les jours de beau temps. Malgré le charme magnétique qu’il recèle, Daëdal n’est pas un endroit à prendre à la légère, le danger arrivant de là où on ne l’attend pas.

> Le serpent de pierre

Le long passage pour accéder au grand Nord s’étend de l’est à l’ouest une fois passé Hïgral. Appelé le serpent de pierre, le chemin s’enfonce dans une vallée profonde en offrant une vue surprenante sur les terres gelées. Composé uniquement de pierres et de rochers, il est très difficile d’arpenter le lieu en raison de son inclinaison parfois extrême et de la friabilité des minéraux. À mesure que la descente progresse, la température s’accroît et l’endroit prend des allures de petit désert humide. À l’instar de la montagne gelée, le risque de chutes de rochers et ici inévitable, et nombreux ont été les voyageurs écrasés par de colossaux blocs rocheux dévalant le territoire à toute vitesse. Bien que la flore soit quasiment inexistante, la faune se montre parfois discrètement, observe, et attends le bon moment pour se dévoiler.

> Les bois humides

Une fois arrivé au plus profond du canyon, la flore se dévoile par de grands sapins humides et odorants. Très hauts et pourvus de troncs robustes, les arbres laissent tomber par milliers leurs épines au fil des saisons, recouvrant ainsi le sol mouillé. Le territoire se veut plus accueillant que le précédent, et contient un gibier abondant mais également des prédateurs. Beaucoup de ruisseaux traversent la vallée boisée, et la mousse accrochée aux rochers s’avère être la plus abondante de toute la contrée. D’un vert très sombre, certaines zones en sont tapissées, rendant la forêt très singulière et hypnotisante. La beauté épurée et sauvage des lieux s’avère reposante pour les voyageurs en manque de sommeil et d’apaisement. Les bois humides ne sont pas dépourvus de neige par endroits, ce qui a avec le temps attiré la plus grande concentration de loups de tout Cranä, pour son climat inchangé quelque soit la saison. En période de pleine lune, le territoire serait la proie de phénomènes inquiétants et inexpliqués.

> La forêt morte

Dernière étape avant le royaume de glace, la forêt morte est un territoire froid et brumeux, où la vie semble s’être évanouie dans l’air. Seuls les corbeaux semblent avoir investi les lieux par centaines, attirés par les cadavres éparpillés de voyageurs imprudents. La mort en ces lieux ne s’explique pas et le danger est caché. Les arbres, dépourvus de feuilles, annoncent le froid mortel qui attend ceux voulant aller plus avant dans les terres. Tels des monstres difformes et protubérants crevant la terre de leurs racines atrophiées semblables à des tentacules, les arbres s’apparentent avec la brume à des silhouettes menaçantes et inquiétantes. Malgré le vacarme occasionné de temps à autre par des hordes de corbeaux, le calme s’installe parfois pendant des heures avant qu’un bruit ne se fasse entendre. La forêt morte est un lieu connu pour être l’endroit où vivrait un sorcier silmérian devenu fou, ayant décidé de vivre dans les terres reculées après le meurtre de ses compagnons d’Erebö.

Krÿst ~ Le royaume de glace


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Cruelles et pures, les terres de glaces inspirent frissons et émotions. Magnifiques grâce à leurs parois bleutées, à leurs glaciers majestueux et à leur cavernes aux formes surréalistes, les étendues gelées sont à la fois un cadeau pour l’âme et une malédiction pour la chair. Acculé par des températures difficilement supportables, l’atmosphère oscille entre grand vent et calme total propice aux échos. Traverser ce royaume est une grande prouesse, surtout en connaissant celui qui le gouverne.

> L’océan d’échos

Accessible par de multiples cavités creusées par les intempéries, les sous-sols de Krÿst sont un véritable territoire de glace polie et bleutée. Reflétant la lumière et totalement transparent, les parois gigantesques s’apparentent à des miroirs naturels. Avec ses chemins à perte de vue, l’océan d’échos semble parcourir une très grande partie du territoire glacé ; à croire que cela a été fait de manière délibérée. Malgré la paix et la tranquillité qui règnent ici bas, les grottes concentrent la plus grande partie des trolls de glace. Arrivé au centre du territoire, le terme d’océan prend tout son sens. En effet, sous la couche d’un lac immense gelé par endroit, des parois se sont formées afin de permettre un accès naturel. De grandes créatures inconnues peuplent le fond des eaux gelées, et certaines s’avèrent particulièrement hostiles. Même si la faune s’avère rare, le plus dangereux reste la progression à pieds, à cause d’un terrain glissant et fourbe par endroits, comme les stalactites et stalagmites particulièrement aiguisés et fondus dans le décor.

> L’étoile gelée de Braskä

Le désert gelé de Krÿst est immense et met les voyageurs face à leurs pires craintes et doutes. Balayé par des vents glaciaux au moins quatre jours sur sept, le territoire demande des conditions physiques exceptionnelles et un savoir-faire certain en terme de survie. La particularité du territoire est de ne presque pas posséder de couches de neige, mais un sol dur et glissant fait de glace séculaire. Les rochers et dunes gelées ont été façonnées par des siècles d’exposition au vent. Sur toute la région, on peut y apercevoir une lueur, telle une étoile bleue arrachée aux cieux et descendue sur terre. Située au centre de la région, l’étoile gelée de Braskä s’apparente à un phare. En réalité, il s’agirait d’une tour de glace titanesque pourvue d’un sommet scintillant. En son sein aurait résidé la réincarnation et seconde moitié de Néthys, la glaciale Braskä. Pour une raison inconnue, la nymphe des glaces aurait quitté son cercueil. Par temps clair, le ciel étoilé révèle aux voyageurs son intense clarté mirifique.

> Heïmval – La citadelle des sang-frais

Plus profondément ancré dans les terres, le royaume d’Azalem se situe là d’où aucun n’est jamais revenu. Les limites du royaume sont assez explicites, avec des crânes plantés à l’entrée de chaque grande porte gelée, précédant un labyrinthe de monts glacés. Très étendue, la citadelle est une cité à elle toute seule, une forteresse ayant fusionné avec le glace elle-même. Passer par un autre endroit pour rejoindre le nord demande un détour important, faisant de la citadelle un danger qui peut valoir le coup. Azalem, le seigneur des lieux, a depuis des siècles façonné son territoire afin de ne perdre aucune bataille. Apparemment aidé par un pouvoir inconnu, il règne en maître sur Krÿst. La citadelle s’élève dans les hauteurs du ciel, surréaliste et noire comme la nuit. Gardée par des hordes de silmérians corrompus et vidés de toute vie, aucun des vivants n’a jamais pu passer de l’autre côté de la citadelle. Un mal rôde en ces lieux, capable de prendre vie à partir de la glace et de vous réduire en poudreuse.