Palazür

Palazur


« Tant que je vivrai, chaque chose sera mienne car je suis le créateur ! » –Palazür enfermé par Psyölingas.

Palazür signifie « Mort » en vieux silmérian. Il est le dieu créateur, celui qui vint au monde en premier, façonné par le néant. Dénué de sentiments, il se développa grâce à l’apparition d’une autre divinité nommée Psyölingas, qui devint son alter ego et par conséquent la seule entité à pouvoir le comprendre et le canaliser. Ensemble ils créèrent deux autres divinités nommées Lufénia et Luranôs qui, contrairement à leurs créateurs, s’unirent et devinrent des amants. Alors que la contrée de Cranä fut créée par les deux jeunes amants, Palazür se sépara de Psyölingas et imagina de sombres projets. Il corrompit le dieu qu’il avait façonné à son effigie : Luranôs. Comme tout dieu, Palazür aspirait à ressentir l’allégresse et l’innocence que ressentaient les silmérians, mais ne voulait certainement pas partager autant de richesses avec d’autres divinités qu’il regrettait d’avoir créées. Pour ce faire, il décida d’obliger Luranôs à tuer ses semblables en provoquant une zizanie sanglante.

Après la terrible bataille, la trahison d’Enuma et le sacrifice de Lufénia pour sauver Marthym, Palazür décida de se retirer pour méditer sur la manière de procéder. Alors que tous les Galadrims partirent sur Cranä grâce à leur jeunesse et leur puissance, Psyölingas ayant mis à nu les intentions de son alter égo décida d’enfermer Palazür pour que celui-ci ne puisse pas récidiver. Celle-ci l’enferma dans une prison de néant, réduisant le dieu avide de liberté à être emprisonné pour l’éternité. Après un tel châtiment, Psyölingas dut en payer le prix et disparu alors dans le cosmos, laissant Palazür seul.

Dans sa prison de vide, Palazür échafauda un plan pour permettre à son corps et son âme d’aller sur Cranä. Pendant des siècles, il médita et surveilla la fameuse contrée à la recherche d’un hôte assez puissant pour le contenir. Il jeta son dévolu sur Nacrylüs, un des plus puissants silmérians de sa génération et célèbre roi de la fin du sixième siècle du Premier-Âge. Le dieu transféra alors son âme dans le corps de Nacrylüs, laissant son enveloppe charnelle dans sa prison de vide. Le mode opératoire était simple, consistant à emmagasiner assez d’énergie dans le corps de l’hôte pour permettre par l’intermédiaire d’un rituel de transférer le corps de Palazür resté dans le néant sur Cranä et y retrouver son âme. Nacrylüs étant officieusement mort, Palazür avec le corps de celui-ci décida de déclencher une guerre pour tuer et absorber la puissance des hôtes possédant un Galadrim. Malheureusement, Palazür fut vite dépassé par les événements, puisque bien que possédant une puissance considérable, celle-ci se limitait au corps de Nacrylüs, et par conséquent il ne pouvait tenir face à l’armée de Galadrims qui lui faisait face. Le dieu décida alors de partir en quête d’un être de lumière. Après des mois de recherches, il trouva sur Gaïa un artefact et conclut un pacte avec un Vardäs.

Malheureusement pour le dieu, le temps lui était compté et il dut accélérer son plan. Palazür décida alors d’utiliser l’énergie de la planète, enfouie sous terre sous forme de flux énergétiques. Ces flux étaient le pilier central de l’équilibre de Cranä et les cristaux apparus il y a des siècles étaient ces même flux, cristallisés en roches. Palazür ayant trouvé sa source d’énergie concentra une quantité phénoménale de magie pour créer quatre cristaux élémentaires affiliés au vent, à l’eau, au feu et à la terre. De ces quatre cristaux naquirent les démons élémentaires, qui peu après aidèrent Palazür à conquérir Cranä. Les démons ne se doutaient pas qu’un dieu se cachait derrière leur création, sauf peut-être Bërend. Alors que le temps passait, Palazür eut de plus en plus de mal à contrôler Nacrylüs. L’utilisation excessive de son Vardäs affaiblit le corps du roi déchu au plus haut point, ce qui amena alors des problèmes considérables. Les relations entre les démons et leur maître empirèrent et la relation amoureuse entre Xersüs et Ïgnis fut le grain de sable qui fit s’effondrer tous les projets du dieu. Après que Palazür eut voulu tuer Xersüs pour lui avoir désobéi, le corps de Nacrylüs devint très faible et le dieu ne put gérer la folie qui emplissait les pensées de son hôte. Les armées démoniaques du dieu battirent en retraite et l’alliance s’avança alors dans les terres de Nebüla pour le combat final.

Ainsi, les chances de Palazür pour se réincarner s’amenuisèrent. Les démons élémentaires, libérés de l’emprise de Palazür, décidèrent de partir chacun de leur côté laissant leur créateur aux mains de son destin. Palazür dut quitter le corps de Nacrylüs, mais n’ayant pas assez de puissance, il laissa une infime partie de son âme dans le corps de celui-ci, le laissant ni mort ni vivant. La cité de Nebüla fut prise et Nacrylüs totalement perdu, fut achevé par un célèbre chevalier du nom de Lystö Asgar. L’âme de Palazür retrouva son corps, toujours emprisonné dans le néant. Le dieu jura alors de retourner sur Cranä pour reprendre la partie de son âme laissée dans le corps du roi déchu. Depuis l’an 702 du Premier-Âge, le dieu créateur médite pour récupérer ses forces et entamer une nouvelle tentative de réincarnation. Toutefois, le sombre dieu sait qu’il ne pourra dorénavant se réincarner sans une aide extérieure…