Régions de Spira

Lünasval ~ Les îles cosmiques


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Endroit considéré comme surréaliste, Lünasval reste une des merveilles de Cranä. Véritable archipel céleste, cette contrée majestueuse à la fois végétale et aquatique s’étend loin au-dessus de la capitale de Spira. Repaire des dragons Föern et de leur créateur Föeryn, les îles recèlent de richesses naturelles uniques et de matières premières. Bien que célèbre de par le monde, « l’éden aérien » demeure encore aujourd’hui inhabité, et reste par conséquent l’unique endroit sur Cranä à demeurer exclusivement sauvage.

> Les poussières cosmiques

Appelées comme ça en référence à leur aspect de poussière gravitant autour d’une planète ou d’un météore, les îles environnantes de l’archipel principal sont liées par des ponts de pierre ou des passages escarpés. Regorgeant de richesses, elles ne sont qu’un avant goût de ce que réserve Lünasval, mais contiennent des espèces uniques et introuvables ailleurs, ainsi que certains nids de dragons Föern.

> Archipel principal

Composé de quatre énormes îles rapprochées. Elles se démarquent par des caractéristiques naturelles influant sur leur écosystème ainsi que leur aspect.

> L’écume céleste

Cet archipel aquatique est certainement le plus dangereux à aborder, tant tout y est infiniment glissant et mystérieux. Bordé par deux montagnes espacées, l’archipel est composé de deux plates-formes, dont une surélevée et accueillant les premières zones aquatiques, puis une deuxième recevant les chutes d’eau et formant une gigantesque zone à profondeur variable, composée de marécages ou d’étendues limpides bleutées, contenant des espèces uniques. Ouvert sur le ciel, l’archipel aquatique déverse son eau progressivement dans le vide.

> La fleur céleste

Cet archipel végétal est aussi luxuriant que ce qui peut se trouver sur Cranä. Très encombré par une flore à l’aise dans son environnement, les lieux regorgent de plantes inconnues et d’animaux tout aussi singuliers. L’humidité du ciel a suffi à cet archipel pour développer un véritable jardin tropical autonome. Il faut réussir à grimper au plus haut des arbres afin d’admirer la vue resplendissante qu’offre la contrée flottante. Habité par la plus grande population de créatures de tout l’archipel, la fleur céleste demeure l’endroit le plus hostile et propice à une rencontre avec des prédateurs inconnus.

> Le rocher céleste

Cet archipel rocailleux est sans aucun doute le plus imposant ; avec ses montagnes et ses vallées arides parcourues par de minces filets d’eau. Il est rare de trouver en ces lieux de quoi subsister bien longtemps face à des créatures adaptées à la dureté de l’environnement. Mais ce qui fait la richesse de cet archipel reste ce qu’il contient en son sein, avec ses grottes tentaculaires et mystérieuses, le parcourant de part en part, pouvant détenir des trésors naturels insoupçonnés. Escalader les montagnes arides du rocher céleste reste un défi recommandé par les plus aguerris.

> Le nuage céleste

Cet archipel est sans aucun doute l’endroit le plus haut qu’aucun silmérian ne pourra jamais atteindre. Lieu de prolifération des dragons Föern, il est aussi le royaume du tout puissant Föeryn, cloîtré dans sa grotte nuageuse à attendre un combat qui le pousserait à ressortir de sa nonchalance désabusée. Aucun chasseur ne serait allé sur cet archipel, les dragons dressés étant enlevés de leurs nids étant bébés sur les petits archipels des poussières cosmiques. Nuageux et mystérieux, l’archipel accueillerait selon les estimations plus de mille dragons föern sauvages adultes. Composé de forêts et de monts sauvages, ce nuage céleste représente l’ascension ultime du chasseur de dragon.

Üpsala ~ La forêt enracinée


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Lumineuse et espacée, Üpsala est la forêt la plus accueillante de Spira, mais aussi la plus impressionnante. Traversée par des ruisseaux dits « nourriciers », les sols des environs ont donné vie au fil des époques à des arbres séculaires gigantesques, aux troncs massifs et aux racines envahissantes. Sortant du sol tels des plantes cherchant le soleil, elles se frayent des chemins hors du sol, formant des routes et des ponts curieux à arpenter. Véritable jardin de vie, la forêt est traversée par une brise douce et parfumée. Malgré cette paix apparente, les dragons Cyr apportent leurs lots de dangers s’ils se sentent importunés, mais heureusement, le seigneur des lieux, Cyrül, veille au grain.

> Le royaume des géants

À prendre avec des pincettes, le surnom de cet endroit vient de l’apparence des arbres poussant en ces lieux, affichant une hauteur et une largeur démesurées. Vieux de plusieurs siècles, ces végétaux géants ont été nourris par des ruisseaux particulièrement riches, amenant la plupart d’entre eux à atteindre des tailles jamais vues dans une autre forêt. Cette partie d’Üpsala demeure très espacée et par conséquent lumineuse. L’air s’insinue à longueur de temps apportant sa douce brise et des parfums exquis. Voyager parmi ces arbres séculaires donne l’impression d’être une fourmi évoluant dans un monde de titans. Bien que très stables, énormément d’arbres ont avec le temps laissé jaillir leurs immenses racines du sol ; un fait unique sur tout Cranä. Tels des fleurs s’éveillant à l’astre lumineux, elles se frayèrent un chemin vers la surface et finirent par créer des ponts et des chemins insolites. Escalader les arbres d’Üpsala devint alors bien plus facile grâce à ce curieux phénomène. Malgré l’imposante stature de sa flore, cette partie de la forêt enracinée demeure la plus facilement traversable de tout Cranä. Un clan de silmérians en harmonie avec la nature vivrait en ces lieux, les « Ereydïn » dits les « camouflés ». Adaptés à leur environnement boisé, ils vivraient dans les hauteurs des arbres géants.

> Les bois de Cyrül

Quelque part au centre de l’immense Üpsala, se situent les bois de Cyrül. Moins éclairé et plus enfoui, ce territoire affiche une végétation plus encombrante et des arbres plus petits aux racines plus envahissantes. Parcourue par de grandes crevasses et de grands sentiers cachés, la forêt cache beaucoup de magie et de mystères. Tantôt dangereuse tantôt attirante, la flore est en adéquation avec la faune ; tout ici se camoufle, se cache, observe. Très calme, l’endroit peut détendre autant qu’il peut inquiéter. De grandes zones s’avèrent investies par des nids de buissons, de feuilles et de lianes, entourés par plusieurs arbres ou totalement creusés dans l’un d’entre eux ; indiquant de ce fait que les dragons Cyr sont présents. Même si le seigneur des lieux protège les voyageurs – pour peu qu’ils en soient dignes – , ne pas respecter la forêt attirera l’ire des dragons de l’air.

> Les civilisations enfouies

Aux extrémités de la forêt, deux vastes territoires enfouis sont visibles. Autrefois érigés par les trolls de Spira, ces fameux camps permirent de créer un lien intarissable avec la nature environnante. Plus apparentés à de véritables petites civilisations, composés de temples et de constructions diverses, les camps sont bien cachés et disséminés sous la surface d’Üpsala. Malgré cette localisation, il semblerait que la végétation ait investi les lieux autant qu’à la surface, et il n’est pas rare de voir la mousse grimper sur les piliers, ainsi que les racines serpenter autour de tout ce qui n’est pas végétal. Très peu explorées car considérées comme sacrées, les ruines des trolls recèlent des trésors et des secrets millénaires, probablement gardés par des dangers bien réels.

Prötée ~ La forêt mystique


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Prötée est la plus luxuriante forêt de Spira. Vénérée pour la magie qui y émane, elle est le berceau mystique de la contrée. Mystérieuse et insondable, elle affiche une beauté colorée absolument flamboyante. Nimbés d’une flore diversifiée et vivante, les bois rassemblent également un grand nombre de créatures. Divisée en deux régions, une partie de la forêt est gouvernée par la nymphe divine Ëra. La deuxième partie, plus envahissante et dangereuse, mais aussi plus mystérieuse et à la beauté plus mélancolique, est gouvernée par Valinor, le faune métamorphe, craint et considéré comme un dieu malfaisant.

> Terre des dryades

La terre des dryades est située à l’est de Prötée, dans le royaume d’Ëra. Verte et scintillante, cette étendue recèle un charme très particulier, plein de vie et de couleurs. Traversée par une magie fluctuante, la forêt abrite beaucoup de créatures fantastiques, avec notamment le plus grand nombre d’Erendyls sous formes animales. De jour ou de nuit, l’endroit est animé par un festival de singularités, comme des vagues de lucioles, des plantes multicolores, et des arbres uniques aux teintes vertes infinies. Bien des histoires ont circulé sur cette terre, et le peuple de femmes qui l’habitent y sont pour beaucoup dans ce bouche à oreille. Appelées « femmes changeantes » ou encore « nymphes des bois », les dryades contribuèrent à redorer le blason de cette forêt autrefois tristement rejetée pour la magie qu’elle contenait. Séduisantes et bienveillantes, les disciples d’Ëra devinrent les gardiennes de l’est de Prötée, parcourant les bois accompagnés d’animaux, chantant et dansant, mais aussi venant en aide aux voyageurs égarés. En passant devant ces arbres mystiques, il se pourrait bien que les visiteurs croisent l’une d’entre elles sans s’en rendre compte.

> Le berceau mystique

Le centre de la terre des dryades est légendaire. Sacré, bien peu de simples silmérians purent visiter cet endroit baignant dans la magie originelle. Centre de convergence de toute magie présente sur Cranä, le berceau mystique fut à l’origine l’endroit même où Ëra tomba du ciel, déchue de son statut divin. Plus dégagé que le reste de la forêt, le berceau arbore une végétation encore plus variée et luxuriante, et une vie débordante, grâce au nombre de dryades présentes en ces lieux. Au centre du royaume se dresse le mythique arbre géant surnommé « Ëdda », signifiant « naissance » en vieux silmérian. Aussi imposant que celui d’Algalar, on dit de l’arbre millénaire qu’il serait le médiateur entre la terre et le ciel. Faisant office de cité, c’est en ces lieux que résiderait la nymphe divine, dont on dit que la beauté n’a d’égale que sa fierté. Exposé de l’aube au crépuscule, le berceau mystique est un royaume où l’on apprécie de regarder le soleil se coucher et la lune se lever.

> Terre des faunes

C’est à l’ouest de Prötée, une fois passées les dernières étendues vertes, que se dévoile la terre des faunes. Jugées maléfiques par certains, mystérieuses pour d’autres, ou encore magnétiques pour les plus excentriques, les étendues mélancoliques de Prötée ont toujours fait germer un sentiment puissant chez tout silmérian. Bien plus hostile que son homologue de l’est, la terre des faunes recèle une nature plus espiègle voire violente, mais aussi plus sauvage. Arpenter les lieux donnerait un sentiment de jouissance, de pureté viscérale, de retour à soi-même. Ce royaume attirant et fascinant arbore des couleurs chaudes, avec ces arbres flamboyants aux teintes rouges et oranges, et ces profondeurs plus secrètes tapissées de marrons variables. La végétation nonchalante est connue pour être accompagnée d’une faune unique mais aussi dangereuse. De nombreux esprits farceurs habiterait les lieux, invitant les voyageurs à s’oublier, à se laisser tenter par l’inconnu. C’est bien sûr ici qu’évoluent les faunes, de puissants chasseurs et métamorphes. Identifiés comme responsables de certains malheurs, et considérés comme des démons tentateurs, ils rendirent cette terre très peu appréciée par les habitants de Spira. Malgré sa réputation entachée, cette étendue reste fascinante pour celui ou celle étant capable d’y vivre et de la respecter.

> Les feux sauvages

Dans les profondeurs de la terre des faunes se trouve le repaire de Valinor. Obscur et inquiétant, le royaume du dieu sauvage inspire colère, violence, et décadence à ceux l’ayant arpenté. Apothéose de tout ce qui a pu se voir de pire jusqu’ici, l’endroit est illuminé par de nombreux feux festifs, à la gloire du bouillonnant maître des lieux, contrôlant ses sbires afin de dominer Prötée dans sa totalité. Influencés par les pouvoirs du faune ultime, les serviteurs, les arbres, les animaux, et tout ce qui vit ici devient indomptable, changeant, mouvant, et sous influence. Bien que similaires aux yeux des habitants, les faunes sanguinaires et aliénés présents en ces lieux diffèrent de ceux vivants hors de la juridiction de Valinor. Cloîtré dans sa sylve envahissante, sur son trône épineux éclairés par les flammes, le seigneur intempestif regarde l’horizon tel l’aigle prêt à fondre sur sa proie. 

Damaö ~ Les plaines de beauté


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La vaste région de Damaö demeure l’endroit le plus propice à la culture de la terre. Composée de vallons, de plaines, de clairières, et de champs immaculés, elle est très appréciée pour son panorama à couper le souffle et aux envies d’aventures qu’elle procure. Traversée par plusieurs fiefs de familles anciennes, Damaö est un des royaumes les plus défendus de la contrée.

> La citadelle de Barsüm

Ce grand royaume situé au sud de Damaö est connu pour être gouverné par la grande lignée royale des Noldorïn, les descendants de Barsüm Noldorïn, élu de l’air et héros de la guerre des éléments. Considéré comme le plus grand poste de garde de Spira, la grande citadelle et ses environs ne font qu’un. Taillée dans la petite chaîne de montagne à proximité de Dalarad, Barsüm est un bâtiment imposant et surréaliste, faisant partie intégrante de la roche. Il s’est rendu très pratique durant des siècles, et après bon nombre d’extensions et d’améliorations, devint même une cité royale à part entière. Considérée comme imprenable, la citadelle arrive à faire oublier sa fonction militaire en arborant une architecture de pierre magnifique, avec ces ponts, ces tours et ces grandes enceintes. Les dizaines d’ïstes entourant la citadelle sont une grande étendue de charmantes petites forêts, plaines et vallons. Très ouvert sur l’horizon, le royaume des Noldorïn garde un contrôle sur tout Damaö. L’ancienneté de la citadelle, son ascendance royale et sa situation géographique, ont amené Spira à la surnommer « La Reine Méridionale », constituant avec Agharta et Dornmünd, les trois cités royales de Spira.

> Les plaines de Psylée

Véritable jardin d’éden aux teintes dorées, Psylée est un royaume lumineux et immaculé où le soleil est roi. Situé au centre de Damaö, le royaume s’est vu partagé en dizaines de fiefs lors de l’ère de Barsüm Noldorïn. Préférant déléguer une partie de la surveillance de Damaö à de fidèles vassaux afin d’optimiser la protection de Spira, le roi Barsüm aurait ainsi divisé Psylée afin de contenter tout le monde. Très arable, la terre du royaume est connue pour faire pousser des champs de blé et une herbe aux teintes dorées somptueux. Contenant une aura épique et mélancolique puissante, Psylée est notamment l’endroit où eut lieu deux batailles historiques ; la première étant celle du temps de Barsüm lors de la guerre des Éléments, et la deuxième étant celle de la guerre des Galadrims, aujourd’hui rentrées dans l’histoire. De multiples domaines peuvent être traversés dans Psylée, appartenant à des nobles, guerriers et autres personnalités descendants de lignées anciennes. Un des endroits les plus connus demeure « Le Val du Crépuscule » ; une splendide étendue à couper le souffle, offrant lors du coucher de soleil un spectacle unique, sous la forme d’une rivière d’or scintillante accompagnée de milliers d’armes plantées au sol, marquant les tombeaux de ceux tombés au combat sur ces terres. Malgré la bonne réputation régnant sur Psylée, la diminution de l’autorité de Barsüm a amené les fiefs vassaux à outrepasser leurs droits et à vouloir s’approprier d’autres terres, jusqu’à créer des tensions politiques territoriales.

> Peryö la solitaire

Écartée de toute royauté, l’étendue de Peryö est la dernière région de Damaö, située tout au Nord. Discrète et paisible, la région offre une beauté modeste, dépouillée, mais unique en son genre. Accompagnés par des vents généreux, les champs d’herbe verte instillent chez les voyageurs une envie de voyage et de chevauchées endiablées. Très habitée par une grande majorité de cultivateurs et fermiers, Peryö n’a jamais connu la famine où la pauvreté. Très riche, la terre profite à tout le monde et permet d’accueillir la plus grande population d’animaux amoureux de grandes étendues. Les nombreuses collines et vallons offrent une grande diversité au paysage et permettent d’ouvrir l’horizon sur la contrée d’Hydräl, laissant voir ces lacs scintiller au loin.

Hydräl ~ Les lacs paisibles


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Contrée somptueuse et berceau de la royauté sur Spira, Hydräl est pour beaucoup la plus belle région qui puisse exister. Traversée par des lacs solitaires aux couleurs magnifiques, la région semble être une fusion de ce qui se trouve de plus beau sur Spira. Les forêts et les plaines y sont nombreuses et accueillantes, protégées par les familles qui y vivent depuis des siècles. Etant la contrée des rois et reines, beaucoup de citadelles et de grands domaines vous ouvriront leurs portes.

> Le comté d’Algöl

Comté central habité par la lignée royale des Vangelis, souveraine d’Hydräl, Algöl est la région avec le plus grand nombre de lacs, de tailles différentes et arborant une robe bleue variable. Il est également un grand lieu de prolifération des dragons Eryö, bien que leur roi semble ne pas être présent. En terme d’apparence, le comté est considéré comme le plus beau, avec ces lacs épars et ces chemins sauvages. Il est surtout connu pour abriter la légendaire Agharta, cité des Vangelis, la lignée royale centrale de Spira. Le majestueux lac Algöl sur lequel la cité flotte est connu pour son bleu turquoise de toute beauté. À l’instar de Damaö, la royauté d’Agharta a scindé le royaume d’Hydräl en plusieurs comtés, afin de fidéliser ces partisans et de pérenniser la sécurité de la contrée, à la différence près que les comtés partagés dans cette région sont gouvernés par des comtes et comtesses ayant porté allégeance aux Vangelis, et non de simples vassaux, leur octroyant ainsi plus de pouvoirs mais aussi plus de responsabilités. Malgré ce partage des territoires, Algöl reste à ce jour le comté le plus important d’Hydräl.

> Le comté de Darbäs

Situé au sud d’Hydräl, le comté de Darbäs est connu pour son aspect spectaculaire et mystérieux. Entouré de vallons et de plaines, le lac Darbäs est unique en son genre puisqu’il est le seul à être lié à un fleuve. Creusé dans une faille gigantesque, le domaine seigneurial du comté est à la fois au bord du lac, bloqué par les parois, et à la fois en contrebas, au bord de l’autre partie du lac s’écoulant sous terre. D’une couleur bleu sombre, le lac affiche un aspect froid et obscur. Il n’est pas étonnant de voir une légère brume parcourir la région. Le domaine principal du comté, bien que scindé dans toute sa longueur en petits fiefs, montre une architecture adaptée à l’humidité et à la rudesse de la pierre. Les teintes bleues des vitres du domaine rappellent le lac qui le borde. La plupart des rares lacs présents autour se manifestent par un bruit reconnaissable entre tous, celui de l’écoulement. En effet, tous sans exception ont été formés en interdépendance avec les autres, alimentés par les rares fleuves de Spira. Jamais en débordement, ils s’écoulent lentement ou avec violence dans ceux qui suivent avant d’arriver dans les crevasses.

> Le comté de Sylvär

Situé à l’est d’Hydräl, le comté de Sylvär est le plus végétal des cinq. D’apparence sauvage et mystique, la région est composée de forêts et de marais. Le lac Sylvär se révèle très singulier, avec sa robe d’une couleur vert sombre ou clair selon la saison. On lui attribue cette couleur prononcée du fait de ses algues et autres composants mousseux situés en son fond. Cet singularité aurait même influé sur la génétique des dragons Eryö, qui aurait évolué afin de vivre en ces lieux, l’eau n’étant pas très pure. Contrairement aux autres comtés, le domaine seigneurial se situerait à l’écart du lac, en retrait dans les forêts sauvages. Très étendu et imposant, le domaine affiche des teintes vertes au niveau de ses vitraux, ainsi qu’une architecture et un style en adéquation avec les lieux, avec ses racines parcourant les murs, ses jardins variés et sa flore investissant les bâtiments. Certains domaines feraient même partie intégrante des arbres. Sylvär ne dispose pas de beaucoup de lacs, mais d’un seul principal et de beaucoup d’extensions composées de marais et d’étangs.

> Le comté d’Ëterion

Situé à l’ouest d’Hydräl, le comté d’Ëterion est connu pour la variété de ses paysages ainsi que son domaine seigneurial, posté en altitude. Grand et paisible, le lac Ëterion arbore une couleur argentée, à l’instar du domaine royal situé en hauteur et surplombant le comté. Posté en flanc de montagne, il n’est accessible que par un chemin dérobé assez périlleux pour les non-initiés. Scintillant telle une flèche de nacre, le domaine est unique et ne s’est pas divisé en plusieurs parties, faisant de lui le plus imposant de tous, sans compter la cité d’Agharta. Les alentours du comté sont un mélange de forêts aux couleurs automnales et printanières fort attirantes, ponctuées de rivières et de plaines rocheuses aux herbes marrons. Très différent des autres comtés, Ëterion se distingue également par son énorme  lac, qui n’a aucun autre voisin, attirant ainsi tous les yeux sur lui.

> Le comté de Mörza

Situé au nord d’Hydräl, le comté de Mörza est le plus vaste de tous, et par conséquent à été divisé en deux. Composé de deux titanesques lacs, le plus petit nommé « Lötar », a été mis sous la juridiction d’un domaine seigneurial, tandis que l’autre lac, le plus vaste de tous, nommé « Mörza », a été mis à la disposition des pêcheurs d’Hydräl. Au fil des décennies, une vraie petite ville s’est érigée pour donner naissance au célèbre commerce de poissons d’eau douce de Spira. La ville de Selenïa est aujourd’hui prospère et protégée par la puissance de Lötar. Absolument énorme, le lac de Mörza est le lieu de prolifération le plus important des dragons Eryö, et serait l’endroit où résiderait le dragon légendaire aquatique et créateur des dragons d’eau, le fameux Ëryol.

Durzag ~ La montagne solitaire


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Titanesque et surplombant la contrée, la montagne solitaire se dresse au Nord de Spira. Véritable joyau terrestre et rocailleux, son nom lui a été donné par celui qui gouverne les lieux depuis des siècles : Durzag, le dernier des trolls. Inexplorée depuis des décennies, la montagne serait l’hôte d’une contrée de richesses et de découvertes inespérées. Apeurés par des années d’élucubrations infondées, la plupart des voyageurs n’auraient jamais osé s’approcher de la géante montagne, de peur de ne jamais revenir.

> Les sentiers de la perdition

Il est très aisé de se perdre dans cet océan de roches et de montagnes. L’extérieur de Durzag est connu pour être aussi labyrinthique que son intérieur, avec ses chemins perdus et ses impasses. L’unique intérêt de visiter ce dédale de roches est d’espérer trouver un massage insolite amenant dans le cœur de la montagne sans passer par l’unique et titanesque entrée de la montagne tant crainte par les voyageurs ; chose qu’aucun silmérian n’a réussi à faire depuis que la montagne est habitée par le dernier des trolls.

> Les piliers séculaires

L’entrée titanesque de Durzag est similaire à une porte décrite dans les récits mythiques des fondations divines. Tellement haute qu’elle écrase le voyageur rien qu’à sa vue, elle arbore une architecture descendant du troll, avec en son contour une ancienne écriture, probablement du Trolydien, voulant dire approximativement « Vous vous apprêtez à entrer dans le dernier royaume de ceux qui furent les premiers. Repartez et restez en vie, ou franchissez la porte et préparez-vous à ne jamais revenir ». Passé l’entrée, ce qui reste des trolls s’offre aux yeux des silmérians après plusieurs ïstes de marche à travers des sentiers rocailleux. Une énorme étendue de piliers, telle une salle érigée par les dieux s’étend à perte de vue, agrémentée de passages cachés et de zones d’ombres. Titanesques et larges, mais aussi très stylisées, les piliers arborent des statues de trolls et des visages de créatures antiques. Éclairé par des faisceaux de lumière perçant à travers la montagne, l’endroit n’en est que plus resplendissant et affiche ses couleurs marrons et dorées. Après ce premier voyage à travers l’entrée spectaculaire de la montagne, le royaume de Durzag s’ouvre aux voyageurs.

> Le royaume de Durzag

Héritage des trolls, ce royaume somptueux est un symbole de grandeur. Situé au centre de la montagne, le territoire de Durzag est à l’image du maître des lieux ; excessif et épique. Fait de ponts et de constructions effarantes, c’est une véritable civilisation perdue qui se découvre aux rares chanceux ayant réussi à arriver jusqu’ici. Habité par des hordes de gobelins séculaires aux ordres du troll, qu’ils considèrent comme un dieu, il est presque impossible de parcourir ce territoire sans être vu et tué. Ce n’est qu’en arrivant ici que l’on réalise qu’au fond de la montagne tant crainte, vit une armée civilisée et bien loin des clichés rapportés, que ce soit dans les livres ou dans les histoires orales. Au fond du royaume, la richesse de Durzag se profile, avec des trésors séculaires gardés précieusement, et enfermés dans la grande citadelle de Mambadär. Sur son trône en or incrusté de pierres précieuses, le géant fanfaron et bon vivant, dernier de son espèce, chante et ressasse le passé, en n’imaginant pas tout ce que l’on raconte sur lui.

> Le royaume de Dülvyr

S’il est un autre lieu qu’il faudrait craindre, ce serait celui-ci. Colocataire de Durzag depuis son apparition dans la montagne, Dülvyr fit un marché avec le troll afin de rester paisiblement sous terre. Ses pouvoirs et la prolifération de sa race rendirent les lieux dangereux et soumis à des radiations scintillantes, amenant la roche à changer de composition et à devenir aussi brillante qu’une étoile et aussi dure que le diamant. Avec les années, le royaume de celui que l’on surnomme « Le Scintillant » devint similaire, en arborant une étendue de cristaux scintillants hallucinante. Cette rivière infinie de minéraux éclatants devint le lieu le plus fantasmé de ceux désirant explorer Durzag, depuis que le premier et le seul explorateur en revint, il y a de cela plusieurs siècles. Parcourant une énorme zone de la montagne, de haut en bas, avec des ponts, des passages escarpés, des plateaux, des vallées et des salles isolées, le royaume de Dülvyr reste un des plus grands joyaux naturels que Cranä ait pu donner. Cependant, nul n’a jusqu’à aujourd’hui découvert la chambre du dragon, jonchée de diamants noirs.