Tartarös – Le démon d’outre-monde

Tartarös

Description : Tartarös est un démon du néant à la morphologie indéniablement silmériane. Muni de deux cornes rouges sang, il glace d’effroi toute chose l’apercevant. Son visage inspire la haine et le carnage. Toute trace d’humanité semble absente de son faciès, et même ses yeux, pourtant lumineux, sont imprégnés de colère. Très grand et musculeux, Tartarös s’impose comme un géant devant ses serviteurs. Ses longues jambes puissantes et ses quatre bras affublés de griffes terribles, accentuent son appartenance à la race des démons. Sa voix grave retentit comme un écho insoutenable, et ses ailes pointues impressionnent grâce à leur envergure démesurée. Enfin, il porte une ceinture imposante, aux allures quelque peu tribales, ce qui est pour sûr le seul signe qui le rapproche des silmérians…

Les pouvoirs de Tartarös sont terrifiants. Adepte des ténèbres et de ces dérivés, il serait capable de manier les arcanes sombres, pour augmenter sa puissance, et affaiblir ses assaillants. Son pouvoir des « ténèbres créatrices » lui permet de matérialiser tout ce qu’il souhaite grâce à elles ; les limites de son pouvoir sont instaurées là ou finit donc son imagination. Aussi bien fort physiquement que mentalement, il est un guerrier et thaumaturge accompli. Son pouvoir qui le rend invulnérable est celui du « sang démoniaque », qui lui permet de se régénérer très rapidement, et d’utiliser son propre sang pour combattre.

Histoire : Tartarös est apparu quelques temps après le début de la première guerre des Galadrims. Aucun silmérian ne connaît son origine, pour la simple et bonne raison qu’il vint de nulle part. En vérité, Tartarös est l’incarnation de Palazür sur Cranä, ou du moins une incarnation factice, un double paria. À l’époque où Palazür réussit à corrompre et prendre le corps de Nacrylüs, celui-ci tenta en parallèle, déçu de ne pas avoir pu se matérialiser entièrement sur Cranä, de retenter sa chance. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas d’investir un corps en corrompant l’âme, mais de se matérialiser à partir de rien. Dans sa dimension mortelle et vidée de toute de vie, il médita longtemps, avant de se décider à renouveler l’expérience ; naquît alors de ce nouvel échec Tartarös. L’échec n’était objectivement pas total, puisqu’une infime partie de Palazür avait été matérialisée sur Cranä. Pour le grand créateur, c’était une erreur de plus, même s’il avait progressé dans son projet de manière significative, par rapport à la première tentative, où il avait failli se faire disparaître. Cette minuscule partie de lui-même envoyée sur Cranä était liée à son âme, et il ne pouvait supporter de se voir vivre à la fois dans le néant, et sur Cranä. Pour se libérer de cette contrainte, deux choix s’opposèrent à lui ; soit il devait faire disparaître cette partie de lui-même, ce qui l’amènerait à perdre un peu de son pouvoir, soit il décidait de laisser vivre cette partie de lui-même, mais en lui laissant en contrepartie le semblant d’âme qu’elle possédait. L’orgueil du seigneur noir l’emporta bien entendu, et il décida de laisser vivre cette partie de lui-même, en se détachant de celle-ci, en lui laissant une partie de son âme. N’étant plus liée à Palazür directement, le paria devint une entité à part entière, capable de penser et d’agir par elle-même.

Ayant été une partie de Palazür, ce démon obtint des pouvoirs terribles, et garda des souvenirs de son double, ainsi que les propriétés contenues dans l’âme que Palazür lui confia, à savoir la haine et le désir. Après ce tournant important, le démon s’installa sur une île paradisiaque, où il fonda son royaume dans ses tréfonds. La population locale, composée d’indigènes lui voua un culte aveugle, et sur son trône, aux fins fonds d’un des temples cachés, le démon attend que l’on vienne l’affronter. S’il n’a plus de liens avec Palazür, son double et « créateur » eut le temps lors de la rupture de lui insuffler une tâche, qu’il réalisa aveuglément, à savoir de garder sous clé runique, un cristal de lumière, dont l’utilité est inconnue. Obnubilé par cette tâche, le démon ne quitta jamais l’île, et étant apparu de nulle part, les indigènes lui donnèrent le nom de Tartarös, « néant » en vieux silmérian.