Villes de Terra

Vaporïs


vaporis

Vapöris est la capitale de Terra, sans détenir le cristal élémentaire. Sa puissance lui vient de ses inventions et de son écrasante technologie, que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Très militarisée, l’avenir de la cité est tourné vers la construction d’aéronefs, de gigantesques navires aériens volant grâce à des moteurs à vapeur et à combustion. Encore au stade de l’élaboration, la cité est en plein développement et impose son expansion sur les terres de Terra. Même si la plupart des peuples décidèrent de rejeter la technologie, certains n’eurent pas le choix et s’installèrent à Vapöris afin de trouver une vie confortable. Malheureusement, la cité offre deux faces d’une même pièce. Séparée en deux, avec la ville du dessus et celle du dessous, beaucoup d’inégalités se sont développées, si bien qu’on considère Vapöris comme étant scindée en deux villes distinctes. Le quartier du dessous, très délaissé, est habité par les plus pauvres et les gens modestes. Rempli de néons, le quartier est éclairé par de la foudre élémentaire, fournie par les habitants possédant l’essence adéquate. Autonome mais fragile, la vie sous la plaque est très cruelle, avec une criminalité élevée. Battus par la vie, les silmérians sont exténués, sous-payés pour la plupart, et malades. Remplie de corbeaux et de rats, la cité du dessous peut rendre fou un esprit sain. Les usines de Vapöris sont actives nuit et jour, laissant des fumées se répandre, telle une brume acide. Les habitants du dessous en font les frais, et souffrent de ce manque de considération. La ville du dessus est riche et prospère comme on peut s’y attendre. la technologie à vapeur y est très développée, et les bâtiments s’élèvent au dessus de la contrée. Les entreprises de construction se battent pour élaborer les meilleures engins, et les ingénieurs y sont accueillis en rois. La cité souffre cependant d’un espionnage industriel énorme, et de sabotage intempestif, dont l’origine est la plupart du temps pointée vers les sous-sols. La résistance est grande à Vapöris, et bon nombre de silmérians rêvent de prendre la cité entière et faire payer les dirigeants. Les plus riches maisons de la capitale sont remplies d’automates de sécurité, tout comme les ruelles des quartiers classieux. La grande différence se voit également chez le style des habitants, avec des habits raffinés et stricts pour les riches, et des prothèses mécaniques ainsi que des habits déchirés pour les pauvres. La solidarité règne cependant chez les plus démunis, avec des ingénieurs de renom ayant décidé de vivre en dessous, afin d’aider les démembrés à se retrouver une nouvelle vie, faite de prothèses mécaniques. La guilde d’Âcrebrume est célèbre car postée à la jonction entre les deux secteurs, ce qui amena une union historique entre membres des deux quartiers. Neutre et basée sur l’entraide sociale, elle affiche un style fusionnant les néons des bas-fonds, et le chic métallique et doré des ingénieurs des hauteurs. Très indépendante, elle agace les dirigeants pour sa force et le tabou social qu’elle dévoile au grand jour.

Métara


metara

Avec la puissance du cristal de la terre, jalousement convoité par Vapöris en secret, Métara a imposé sa puissance et son importance en tant que cité de Terra. Sans être la capitale officielle, elle dispose de tous les atouts pour le devenir. Basée sur un volcan endormi, la cité a survécu aux possibles catastrophes grâce au cristal élémentaire, qui l’a protégée de la colère volcanique. La chaleur peut effrayer au premier abord, mais elle est contenue par les vertus de la pierre de Garäl, capable de supporter des températures extrêmement chaudes tout en restant froides. C’est avec ce système ingénieux que la cité reste à l’abri d’éventuelles attaques terrestres, son grand pont levis étant immergé dans la lave. Le charme de Métara attire de nombreux voyageurs, curieux de visiter la cité qui ne sombre jamais, avec ses lumières naturelles faites de flammes. Très lisse, l’architecture est sobre mais grandiloquente et carrée, avec ses piliers titanesques en mithril supportant le poids des montagnes du dessus. La grande place, immense, est la seule à afficher sans inquiétude son cristal élémentaire. Jaune étincelant, il se tient au beau milieu d’un lagon de lave. La cité surprend également par sa pudeur, tant la trouver s’avère difficile. Enfouie dans une région rocheuse, elle est indiquée par des roches séculaires à couches multiples mais très bien gardée. Malgré la polémique concernant son pacte commercial avec Vapöris, beaucoup de silmérians considèrent que Métara demeure fidèle à la résistance, et en position de force, avec son cristal de la terre. Deux fois par mois, la ville reçoit les cargaisons de Djinn en provenance d’Argensol par le détroit de Löyzen. Avec sa puissance volcanique, le Djinn est fondu afin d’en extraire l’essence pure et solide, afin de la solidifier pour en faire des cubes, directement envoyés à Vapöris pour ses constructions. En plus de cette activité, Métara reçoit une moitié des cristaux de Kraïn afin de les fondre également pour créer des matériaux jamais vus. Même si le fait de posséder les ressources de Kraïn demeure impardonnable, une rumeur prétendrait que la cité renverrait les cristaux sous une autre forme aux habitants de Kraïn, afin de les soulager de leur peine. Un autre quartier très impressionnant est celui des joyaux. Arborant des pierres sur leurs surfaces, chaque mur a une histoire à raconter. Très historique, le quartier est passionnant à arpenter. Le quartier des sables, plus au sud, a accueilli au fil des années bon nombres de peuples originaires de Nöldor. Au nord de la cité se situe l’autel de Zambâr, le dieu du feu. Très sobre, la statue de salamandre en Garäl s’élève sur un socle entouré de flammes, dans une salle ouverte soutenue par des piliers. L’inscription dit « Föera demetiüs soar famä » traduit par « Les flammes sont faites de rêves ».  Métara est une cité vivante et paisible, avec un goût pour l’artisanat. En concurrence avec Fleôrza pour ses bijoux, on trouve ici rarement de pierres précieuses, mais énormément de roches rares et travaillées à la perfection, pouvant être arborées sur tout le corps. En concurrence également avec Agrima pour ses forges, Métara ne dispose pas de la puissance du cristal du feu pour créer des armes parfaites, mais les matériaux qu’ils proposent sont uniques au monde. La tradition de la cité accorde beaucoup d’importance à l’héritage. Chaque famille dispose d’une pierre travaillée, sculptée, et unique en son genre, transmise de génération en génération. Solide et rassurante, Métara ne cesse de gagner en notoriété : après tout, nous sommes dans la ville de la Terre.

Kraïn


krain

Kraïn est une petite cité mais d’une importance grandissante. Située sur le plus gros gisement de minéraux trouvable sur Cranä, elle attire la convoitise de beaucoup des politiques. Arriver à Kraïn, c’est accepter de marcher sur des cristaux en chemin quitte à s’en trouer les chaussures. Tombée sous le joug des grandes villes, la cité a dû céder sa prospérité contre une activité minière affolante afin de survivre. En d’autres termes, elle ne contrôle pas l’économie de cristaux. Il existe deux quartiers à Kraïn : celui des sous-sols destinés aux mineurs, rêvant de trouver la pierre précieuse capable de les tirer de cet enfer et de partir pour établir une vie paisible ; et le quartier de surface, habité par les gens ayant décidé de vivre en dehors de la vie minière, ainsi que les sculpteurs, fabriquant des bijoux haut de gamme pour les riches de ce monde. Le quartier des sous-sols reste le plus marquant de la cité, avec ses étages superposés et ses cavités éclairées non pas par des lumières mais par l’éclat des richesses qu’elles contiennent. Très surveillée par les forces de Vapöris, la surface a des allures de zone secrète. La richesse de la capitale dépend de 50 % de Kraïn, et la résistance, tout comme les habitants d’ici l’ont bien compris. Avec le monopole des cristaux alloué à la capitale, dissimuler un cristal de grande valeur, en tant que mineur, est un crime passible de la peine de mort. Malgré cette atmosphère tendue, la cité offre du divertissement, avec son musée des joyaux, regroupant le plus de minéraux au monde, avec certains spécimens rares et gigantesques, comme plusieurs exemplaires de pierres précieuses, jugées rarissimes. Certaines transactions pour le compte de Fleôrza se font chaque année, avec des sommes astronomiques, donnant des nausées aux mineurs des bas-fonds.

Elysüm


elysium

Elysüm est la cité de la résistance. Face aux menaces que constituent l’Empire d’Argensol et Vapöris, les silmérians ont décidé de se rassembler afin de libérer Terra de cette tyrannie née du commerce et de la lutte des classes. Fondée au sein d’une énorme météorite, la cité est un véritable mélange de cultures. Peu importe l’origine de l’individu, chacun est accepté, tant qu’il n’est pas à la solde de Vapöris. Agencé de manière assez hasardeuse, les quartiers sont tous les uns sur les autres, les ruelles très exigües, mais l’alimentation en lumière est particulièrement suffisante. La vie à Elysüm est très mouvementée, avec ses bars, ses magasins de pièces, et ses ingénieurs vendant leur savoir. Même si la criminalité n’y est pas absente du fait de la grande indulgence envers ceux voulant rejoindre la résistance, Elysüm sait canaliser sa foule avec des jeux particulièrement connus, comme la course de la mort, organisée tous les mois et consistant à conduire des véhicules d’ingénieurs. Très violente, la course peut parfois être faite par des silmérians armés, avec des accidents graves à la clé. Mais l’intérêt de la course est bien de montrer le talent des ingénieurs, qui auraient déserté Vapöris pour se joindre à la résistance. Des prototypes d’aéronefs miniatures à vapeurs serviraient pour les courses. Même si la cité ne paraît pas gracieuse au premier abord, certaines maisons bénéficient d’un traitement de marque. En effet, certains ingénieurs renommés détiendraient des appartements de haute technologies afin de travailler dans de bonnes conditions, tout cela pour le bien de la résistance. La confrérie des Ingénieurs d’Angerouillé se situe ici.

Öpalis


opalis

Öpalis est la cité de l’ordre. En conflit avec Vapöris, elle a toujours agi dans l’espoir de rétablir la paix sur Terra. Assez isolée du reste de la contrée, elle demeure au calme, loin au Sud-Ouest. Visible de loin, brillante telle une étoile, elle est composée d’opale, une pierre trouvable uniquement dans cette région. Avec une telle richesse, la cité a su prospérer et accueillir bon nombre de silmérians. Connue comme étant la ville la plus stable financièrement, ses valeurs sociales ont également permis à chaque individu de trouver sa place. Le style architectural d’Öpalis est très atypique, rejetant la rigueur des lignes trop carrées et régulières. Les bâtiments les plus imposants peuvent atteindre une hauteur impressionnante, comme l’unique tour de garde, Blanchétoile, culminant à 2 ïstes de hauteur, servant de repère dans la nuit. Les grandes portes de la cité s’ouvrent sur la grande place, pavée de pierre blanche immaculée. Deux grandes institutions, historiquement rivales sont à Öpalis : les juges et la guilde de Justéclat. Les premiers, siégeant dans le grand palais blanc, portent les couleurs des pierres précieuses de Zörgral, et rendent la justice. La guilde quant à elle siège au coeur de la cité, près du grand amphithéâtre pavé à ciel ouvert. Le grand palais blanc est un modèle de gigantisme et d’architecture, avec ses piliers de pierre blanches et son intérieur exclusivement fait d’opale reluisante. Lieu de science et de jugement, toutes les décisions importantes et les annonces sont faites ici-même. L’autel de Psyölingas, déesse de la lumière, est sans aucune surprise situé dans la cathédrale de lumière. Immense et scintillante, elle est connue pour ne pas posséder de vitrail, mais une énorme fente laissant passer le soleil. À l’intérieur, un grand cheval blanc en porcelaine s’agite, fier et sauvage. Une ambiance sereine et apaisante est produite par des chants et des boules de lumière statiques que des manieurs génèrent. L’inscription en dessous dit « Ïtyldin, pöxa, grandiä », ce qui signifie « Lumière, paix, éternité ».